Les Indigènes abandonnent le Président Correa
Le jeune militant de gauche Rafael Correa, ex-travailleur bénévole dans un
village indigène, était arrivé au pouvoir en 2006 avec le soutien des
mouvements sociaux, y compris les peuples autochtones dEquateur. Mais
lhistoire damour entre les différentes parties semble avoir brutalement
refroidie ces derniers temps.
Le désaccord entre Correa et les Indigènes a commencé l'an dernier autour de
l'exploitation de minéraux, du pétrole et de l'eau. Le gouvernement
équatorien souhaite que les investisseurs étrangers, provenant
essentiellement du Canada, puissent entrer dans le marché de l'extraction de
cuivre et d'or. Une nouvelle loi minière autorise maintenant des concessions
majeures pour les entreprises nationales et étrangères.
Les dommages environnementaux causés par l'extraction du pétrole dans
l'Amazonie sont déjà depuis longtemps le grand cauchemar des communautés
autochtones locales. Par ailleurs, les Indiens ont également eu des
frictions avec le nouveau Secrétariat de l'eau qui gère les ressources en
eau, son utilisation et son irrigation agricole.
Marlon Santi, le Président de la CONAIE, estime que Correa est atteint de «
la malade de la haine et de la vanité» et qu'il a renoncé aux principes de
l'alliance qui l'a amenée au pouvoir.
Un tournant dans les relations entre Correa et la CONAIE est survenu en
septembre dernier lorsque le professeur indigène Bosco Wizuma a été tué lors
dune manifestation des Indiens d'Amazonie. Les Indiens ont affirmé que les
coups de feu ont été tirés par la police alors que selon le gouvernement,
les balles provenaient des manifestants eux-mêmes. Une Commission denquête
na pas pu faire la lumière sur ce crime.
(FIN/IPS/2010)







