impôts

Sans impôts, pas de société viable. Nos Etats providence ne sont possibles que parce que nous sommes en mesure de redistribuer les revenus – notamment grâce à un impôt progressif sur les revenus –, de financer la sécurité sociale et d’investir dans un enseignement de qualité, dans les soins de santé et de préférence aussi dans une économie durable offrant un travail décent à chacun. Percevoir trop peu d’impôts revient à dire qu’il est plus important de s’acheter une belle voiture à 100.000 euros, voire plus, que de créer des emplois ou des revenus pour les très nombreux déshérités.
Notre monde en pleine globalisation a également besoin de services publics mondiaux, par exemple pour contrôler et détruire les armes de destruction massive, organiser une force de police des Nations Unies afin d’empêcher les massacres, mettre un terme à la surpêche et à la pollution maritime, imposer des règles sociales minimales afin d’abolir le travail des enfants et l’esclavage, étudier les maladies liées à la pauvreté et exercer un contre-pouvoir face aux multinationales.
Il faut également redistribuer les revenus internationaux afin que les six milliards et demi d’êtres humains disposent d’un minimum suffisant pour vivre dignement. Pour pouvoir assurer ce minimum vital, iI est donc nécessaire de prélever des impôts mondiaux, d’abord chez les plus nantis et en taxant les activités dommageables sur les plans social, écologique et économique. Dans cette logique, il convient de privilégier les impôts mondiaux sur les opérations financières internationales et – aussi longtemps qu’ils subsistent – sur les émissions de gaz à effet de serre, la méconnaissance des droits sociaux et les bénéfices monopolistiques.