Fonds monétaire international

le FMI a été créé - en même temps que la Banque mondiale - en 1944 à Bretton Woods (voir également ce terme). Le FMI a pour rôle de veiller sur l'économie mondiale et assure dès lors le soutien des devises, la stabilité financière et l'octroi de crédits aux Etats.
Il est toutefois critiqué pour son modèle de croissance et son adhésion partiale et inconditionnelle aux principes de la libéralisation et de la privatisation. En effet, les activités du FMI ne sont pas sans conséquence pour la politique sociale des Etats.
Les Etats membres souhaitant bénéficier d'une aide du FMI et de la Banque mondiale sont tenus d'adapter leur économie et ces programmes d'ajustement structurel prévoient souvent de lourdes économies, entraînant des conséquences néfastes pour l'enseignement, les soins de santé, l'emploi et la lutte contre la pauvreté.
Le FMI est surtout très puissant vis-à-vis des pays en développement manquant de fonds puisque ces pays dépendent du Fonds pour obtenir des fonds auprès d’institutions financières. Le pouvoir au sein du Fonds est réparti en fonction de la part de capital des pays. Les pays disposant d'une part de capital importante, les pays riches donc, disposent d’un grand pouvoir. Il est dès lors étrange que les pays de l'Union européenne dont l'apport en capital est plus important que celui des Etats-Unis ne réussissent pas à imposer leurs conceptions plus sociales, leur concept d’Etat-providence et de l'économie de marché corrigée d'un point de vue social et écologique.
Ce n'est donc pas sans raison que des protestations s’élèvent à l'échelon mondial contre le FMI et que le monde syndical international et l'Organisation internationale du travail en soulignent les conséquences sociales négatives et exercent des pressions. Le FMI doit retrouver de toute urgence sa mission historique, à savoir accompagner les économies et la circulation de l’argent de manière à accroître les niveaux de vie, à assurer un emploi à chacun et à assurer un monde plus prospère et plus pacifique.
Ces dernières années, le Fonds monétaire international a perdu des plumes et de l'influence. Un certain nombre de pays en développement paient leurs dettes afin de se libérer de cette dépendance. En Asie surtout, les nouvelles économies florissantes, disposant de fonds gigantesques, cherchent des alternatives au FMI. Et même les gouvernements de pays pauvres ont désormais le choix de ne plus s’adresser au FMI ou à la Banque mondiale, mais d'obtenir des crédits auprès de la Chine, par exemple.


www.imf.org


voir également Argentine, crise asiatique, Bretton Woods, Banque mondiale