concurrence

considérée par bon nombre de personnes comme un élément positif évident, puisqu’une concurrence parfaite sur un marché entièrement libéralisé favorise l'efficacité économique et entraîne une baisse des prix. Cette concurrence idéale est toutefois menacée lorsque le marché ne compte qu'un opérateur (monopole) ou quelques opérateurs (oligopole), à la suite d'arrangements tarifaires ou de fusions entre concurrents.
Nombre de personnes craignent que sur un marché international toujours plus libéralisé, une concurrence illimitée finisse par se retourner contre nous, si elle ne s'accompagne pas de normes sociales et environnementales contraignantes à l’échelon mondial. Dans le cas contraire, cette concurrence entraînera des conditions salariales et de travail plus défavorables, un déclin social, un effondrement de l'Etat-providence, une détérioration de l’environnement et de la démocratie.
Dans des pays pauvres comme le Bangladesh, l'Inde et le Sri Lanka, la concurrence croissante a même engendré, depuis la fin du siècle dernier, une diminution des salaires dans l'industrie de l’habillement. Les semaines de travail de 70 heures ne sont pas une exception et les atteintes à la liberté syndicale sont légion. Le travail des enfants et le travail forcé y sont encore bien présents. La pression exercée par la mondialisation économique détruit l'emploi dans le circuit formel pour le remplacer par un travail à domicile non réglementé et une production dans des ateliers illégaux. Ce travail est bien entendu moins bien rémunéré, les contrats ne sont qu'une chimère et il n'est question ni de protection sociale ni de contrôle de la sécurité et de la santé.